Pourquoi la souffrance chez les chrétiens ?

Pourquoi la souffrance chez les chrétiens ?

Comment ne pas se révolter contre Dieu devant des épreuves qui mènent certains au désespoir ? Cette question montre à l'évidence que l'on tient Dieu pour le vilain responsable de toutes nos épreuves, qui nous amènent à désespérer. N'oublions pas que parfois nos difficultés proviennent de nos propres désobéissances à Dieu, ce dont nous avons à nous repentir. Mais ce n'est, bien sûr, pas toujours le cas.

Si l'on est dans le désespoir, c'est précisément parce qu'on accuse Dieu d'injustice, au lieu de comprendre que les épreuves que nous traversons ne sont pas là pour nous détruire, mais pour nous éduquer. Que nous nous en servions pour nous détruire nous-mêmes est une autre affaire, et c'est ce que nous faisons en accusant Dieu.

Pour enrichir notre vie spirituelle, Dieu permet parfois que nous fassions des expériences douloureuses. Ce n'est pas qu'il aime à nous faire souffrir, mais il y a des choses que nous ne pouvons apprendre que par l'épreuve et la souffrance. Jésus lui-même a dû passer par là :

"[Jésus] a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes" (Héb. 5.8)

Nous avons un exemple magnifique dans l'histoire de Joseph (Relisez Genèse, chapitres 37 à 50). Il fut rejeté et abandonné par ses frères, vendu comme esclave, accusé faussement. Mais parce que son cœur était droit devant Dieu, il n'a pas laissé l'amertume et la haine emplir son âme. Quand, devenu le plus haut dignitaire d'Égypte après le Pharaon, il tiendra ses frères à sa merci, il n'aura aucune pensée de vengeance, mais verra le plan de Dieu dans chaque détail de sa vie, aussi douloureux soit-il. Il leur dira :

"Approchez-vous de moi. Et ils s'approchèrent. Il dit : Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Égypte. Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m'avoir vendu pour être conduit ici, car c'est pour vous sauver la vie que Dieu m'a envoyé devant vous. Voilà deux ans que la famine est dans le pays ; et pendant cinq années encore, il n'y aura ni labour, ni moisson. Dieu m'a envoyé devant vous pour vous faire subsister dans le pays, et pour vous faire vivre par une grande délivrance. Ce n'est donc pas vous qui m'avez envoyé ici, mais c'est Dieu ; il m'a établi père de Pharaon, maître de toute sa maison, et gouverneur de tout le pays d'Égypte." (Gen. 45.4-8)

Une telle grandeur d'âme ne peut s'acquérir sans passer par le creuset de l'épreuve ! (Lisez aussi : 1 Pi. 1.3-9 ; 2 Cor. 4.17-18).

Les apôtres Jacques et Pierre vont même jusqu'à considérer les épreuves comme un sujet de joie :

"Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien." (Ja. 1.2-4)

"Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d'une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra." (1 Pi. 4.12-13)

Comment peut-on, sans être masochiste, se réjouir des épreuves ? Tout simplement en ne laissant pas le Diable nous convaincre que Dieu n'est pas bon, puisqu'il nous laisse souffrir. Vous ne penseriez même pas cela de votre dentiste !

L'A. B. C. de la foi chrétienne, c'est de croire que Dieu est parfait en tout, et qu'il sait ce qu'il fait. La Religion nous l'a souvent présenté comme un Père Fouettard, prêt à chaque instant à nous punir, alors qu'il est un Père bon et miséricordieux, qui ne veut que le bien de ses enfants. Faisons lui donc confiance, car il en est digne !

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