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Je m'appelle Malika, j'ai vécu l'enfer dans mon couple et d'autres épreuves difficiles

Née en novembre 1948 en Algérie, je suis la huitième d'une famille de treize enfants. Mes parents ont été mutés en France en 1950, j'avais alors à peine deux ans. J'ai fait mes études et dans notre village nous étions la seule famille Algérienne. En fait nous étions encore français jusqu'en 1962. Depuis l'âge de deux ans, j'ai donc vécu dans la culture Française. Je ne connaissais pas la bible, c'est à l'âge de sept à huit ans que j'ai entendu parler de Jésus, car j'allais au catéchisme avec mes copines d'école, de temps en temps les jeudis, sans le dire à mes parents. Là pour la première fois, j'ai entendu parler du petit Jésus et de sa mère Marie, Myriam en arabe. Mais en grandissant j'ai oublié ce Jésus car chez nous on n'en parlait pas. Mes parents étaient musulmans mais très discrets.

Dans les années 60, nous habitions un petit village avec une belle petite église mais à l'époque aucune mosquée. Toute petite je m'imaginais Dieu comme un grand père avec une grande barbe blanche et un fouet pour ceux qui n'obéissaient pas. J'ai grandi dans une grande famille très modeste mais heureuse et mes parents ne m'imposaient aucune religion. Je recherchais ce Jésus mais tout à fait inconsciemment... J'aimais bien aller voir ce Jésus, sur la croix dans la petite église de mon village mais toujours en cachette et avec une certaine appréhension. Il me faisait de la peine sur cette croix et je ne comprenais pas son Père, Dieu. Mes parents priaient certainement un autre Dieu ?

J'ai vécu des décès consécutifs de personnes très jeunes dans ma famille, entre 1970 et 1981. En 1970, un beau-frère d'un accident de la route, très brutal. En 1971, une tante est décédée d'un cancer à l'age de 41 ans. En 1974, un frère âgé de 35 ans est décédé suite à une chute d'un pylône électrique. En 1979, un frère âgé de 41 ans est décédé de mort subite dans un train. En 1981, un cousin assassiné à l'âge de 27 ans en pleine rue...Je voyais tellement maman et papa souffrir et toute ma famille pour la perte chère de leurs enfants, frères ou sœurs ou maman... que je ne comprenais pas ce Dieu auquel croyaient mes parents. je ne voulais pas adhérer à ce Dieu qui arrachait les larmes à maman. J'étais mariée, avec deux enfants et je comprenais très bien la douleur du ventre de maman duquel étaient sortis ces enfants... quelle souffrance !

Je me suis mariée en 1970 et tout de suite mon mariage a été un enfer. Mon mari buvait et je ne m'en était pas rendue compte jusqu'en 1989. J'ai eu mon premier enfant la même année, né prématurément. J'ai vécu avec un époux qui buvait tous les week-end et qui parfois oubliait de rentrer. Ensuite, dans de très mauvaises conditions j'ai eu ma fille en 1974, l'année de la mort de mon deuxième frère. Mon mari était aussi pénible durant les soirées de boisson avec ses copains. Je n'avais pas le droit de sortir. En 1980 j'ai essayé de partir avec mes enfants quelque jours chez mes parents, car j'avais entamé une demande de divorce. Mais il a réussi à prendre ma fille et à l'emmener en Algérie. Afin de me faire du chantage affectif, il me rendait ma fille à la seule condition que je ne divorce pas et que je revienne avec lui. L'enfer des insultes et de l'alcool a continué. Je n'ai pas eu le choix si je voulais récupérer ma fille. Je n'avais que des insultes verbales mais elles étaient à mon sens aussi destructrices que les coups car j'ai gardé pendant longtemps des bleus à l'âme. Mon corps aussi souffrait puisque j'ai été anorexique pendant longtemps.

Ce n'est que dans les années 70/80 que j'ai fréquenté des témoins de Jéhovah. J'ai entendu et lu des bribes de Jésus et les évangiles, mais très vite je n'y ai rien trouvé d'intéressant. Alors j'ai fait un cheminement à la recherche d'un Dieu que je ne connaissais pas, à travers les mormons, les amis de l'homme et d'autres fondations religieuses. Je n'ai jamais ressenti quelque chose, ma vie était vide. J'ai fait de longs mois dans la dépression et à chaque fois que mon mari dépassait un peu la limite des beuveries, je me retrouvais sous médicaments. J'ai tenté plusieurs fois le suicide, entre temps il m'est arrivé d'aller voir des médiums et autres voyants. Du reste mon mari et maman allaient voir aussi des marabouts. Je trouvais cela normal car dans l'islam c'était courant. Personne ne m'a dit que ce n'était pas bien pour Dieu. Ensuite je me suis trouvé un don et je tirais moi aussi les cartes, comme ça pour le "plaisir". Mais fait étrange, je demandais à chaque fois pardon à Dieu. Je comprend cela aujourd'hui mais à l'époque, j'avais ce besoin de demander pardon et je vivais très mal tous ces instants bien que ne le faisant que quelques fois pour "épater les gens".

En 1982 j'ai réellement voulu en finir avec la vie. J'étais concierge de métier et un jour dans un appartement vide, dans une résidence loin de là ou j'habitais, j'ai pris soin de bien fermer à clefs la porte. C'était au 5e étage d'un HLM et j'ai accroché les clefs à un clou à 2 m 50 de hauteur, et j'ai du prendre un escabeau pour le faire. Ensuite je me suis allongée sur la moquette du salon, j'ai fait une longue lettre à mes enfants pour leur dire que je les aimais. Je demandais encore pardon à Dieu mais je n'en pouvais plus de cette vie ici-bas. Tout en demandant pardon à mes enfants et mes parents que je chérissais plus que tout sur cette terre, j'ai avalé 2 boîtes de forts barbituriques de 20 comprimés chacune avec une bouteille de jus de fruits pour que cela passe mieux. Je me suis réveillée je ne sais plus quand, 48 h après me semble t-il. Je n'étais pas du tout contente de revenir à la vie et je l'ai dit aux infirmiers. J'ai voulu comprendre tout de même ce qui s'était passé entre le moment où j'ai pris les comprimés jusqu'à mon réveil à l'hôpital.

Après une semaine de soins, je suis retournée dans le bâtiment où je croyais en finir avec la vie, j'ai tapé chez la voisine qui était nourrice, donc souvent chez elle. Je lui ai demandé si elle savait quelque chose, si elle avait vu les pompiers ou quoi car j'étais confuse. Elle m'a invitée à m'asseoir pour m'expliquer et me dire : "Mais rappelez- vous c'est vous qui êtes venue frapper à ma porte avec les clefs dans votre main en me demandant un peu d'eau car vous ne vous sentiez pas bien et ensuite j'ai appellé le samu car vous étiez toute blanche. L'ambulance des pompiers vous a emmenée à l'hôpital le plus proche et ils ont alerté votre mari au travail. Interloquée je lui ai répondu : "Mais j'avais mis les clefs très haut, impossible de les récupérer et je ne me souviens plus de rien après avoir pris mes cachets". La voisine m'a dit : "Ce sont sûrement des anges qui vous ont aidée car autrement je ne vois pas comment, vous étiez si calme, si en paix, moi aussi tout cela me trouble", m'a t-elle avoué. Je suis repartie à ma vie de tous les jours en promettant de ne plus attenter à ma vie, même si je devais encore souffrir. Je me suis dit en moi-même que si je suis revenue à la vie, c'était pour quelque chose et je repensais souvent à ces anges dont m'avait parlé la voisine.

J'ai continué mes recherches de ce Dieu, c'est peut-être lui qui m'avait sauvée... Je n'ai plus exercé le métier de concierge et j'ai commencé à faire des ménages pour aider mon mari dans la construction de notre future demeure en Algérie. Je fréquentais une dame qui faisait partie d'une œuvre philanthropique, en croyant y trouver ce Dieu ou cette vérité qui m'échappait. Je n'étais pas vraiment heureuse et il me manquait quelque chose. J'ai continué à aller voir les voyantes et je dormais de plus en plus mal. Je supportais mon mari qui m'obligeait à avoir des rapports sexuels lorsqu'il était saoul. C'était une véritable souffrance pour moi car j'avais été violée par un beau-frère et une autre personne très proche de la famille à l'age de 8 ans jusqu'à 13 ans. J'ai gardé ce secret douloureux très longtemps, croyant que c'était de ma faute, et mon violeur me menaçait si j'en parlais. J'ai continué ma vie de femme soumise et craintive et je recherchais encore ce "quelque chose" qui manquait à ma vie.

Un jour, le samedi 5 août 1985 précisément, gravé dans ma mémoire, je suis allé voir mon amie de l'œuvre philanthropique. Je lui ai parlé de mes visites chez les marabouts, je lui ai avoué que je tirais les cartes à mes moments perdus, mais que je me sentais mal et que je demandais pardon à Dieu à chaque fois, mais que c'était comme une force qui me poussait, Tout d'un coup elle a pris un air très grave et m'a dit que ce n'était pas bien pour Dieu et que je devrais cesser tout cela, demander pardon à Dieu et ne plus continuer, que je me sentirai mieux et dormirai mieux, Respectant beaucoup cette personne très gentille, douce, je lui ai promis en faisant serment devant Dieu que je ne toucherai plus jamais aux cartes et que je n'aurais plus affaire aux voyants et médiums. Puis j'ai pris congé de cette dame, j'ai commencé à descendre les escaliers car j'étais au 3e étage et sans ascenseurs. tout d'un coup j'ai senti une main puissante et forte qui me poussait dans le dos et j'ai trébuché les marches qui restaient, avec les mains devant pour protéger ma tête du mur en face. Mais mon pied s'est retourné et ma cheville s'est brisée en deux parties.

Tout de suite un voisin m'a conduite à l'hôpital en toute urgence. Ils ont préparé le bloc et m'ont opérée à chaud. Ils m'ont mis des broches et des plaques vissées qui me faisaient horriblement souffrir. La même nuit, j'avais tellement mal, je sentais comme si on me plantait des clous à coup de marteau (c'était le réveil après l'anesthésie). J'ai crié en moi-même : "Mais Jésus tu as souffert ce martyr un milliard de fois plus, ce n'est pas possible ce que tu as pu supporter !!!". Je suis restée 5 jours à l'hôpital puis j'ai commencé une longue rééducation de 4 mois. Mais je souffrais toujours autant. Un jour du mois d'octobre 1985, on frappe à ma porte. C'était une dame qui me dit qu'elle est venue me rendre visite car une personne que je connaissais lui a dit combien je souffrais de ma cheville gauche. Oui je lui dit, en effet j'ai encore très mal et du mal à poser mon pied par terre. Je l'ai invitée à s'asseoir car j'étais avec mes béquilles debout devant la porte.

Nous nous sommes mis à la cuisine et là elle m'a dit : "Vous savez je connais une personne qui peut vous guérir si vous le voulez bien ?". Elle avait un bouquin à la main, je pensais qu'elle avait le nom d'un grand médecin compétent et je m'apprêtais à attraper un stylo pour en prendre note. En me retournant avec mon crayon, je vois la bible ouverte et sans me laisser parler, elle me montre un verset, Matthieu 11:28 : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos". Je l'ai lu à mon tour et j'ai été bouleversée car je n'avais pas remarque ou compris le sens de ce verset dans le livre que j'avais eu entre les mains lors de mes études avec les témoins de Jéhovah ou autre. Cette fois-ci je le lisais et c'est comme si mon corps entier recevait de l'eau fraîche, une sorte de douche bienfaisante. Je ne peux pas expliquer avec de simples mots dans quelle douceur j'étais. Cette dame était calme et apaisante, elle m'a laissé la bible dans les mains, m'a laissée me reposer et a pris soin de me laisser son numéro de téléphone avant de prendre mon numéro de téléphone avec ma permission.

Après son départ, tout m'est revenu en tête, le jour où j'ai crié à Jésus lorsque je sentais des clous dans ma cheville, la nuit ou j'ai atrocement souffert. En relisant un peu plus le chapitre de Matthieu, j'ai compris que celui que je recherchais depuis mon adolescence était Jésus, la Parole de Dieu faite homme qui s'est offert en sacrifice pour payer ma dette des péchés que j'avais commis jour après jour et année après année. Il suffisait que je donne mon cœur à Jésus, que je me repente et que je demande pardon pour toutes mes iniquités. Je ne l'ai plus quitté depuis ce jour d'octobre 1985 et j'ai étudié la bible plus profondément, aidée de ma maman spirituelle, cette dame qui apporté l'évangile jusque chez moi.

Ensuite, lors des absences de mon mari qui était toute la semaine en déplacement pour son travail, je suis allée dans les groupes de maisons et de temps en temps à l'église les jeudis. En deux mois j'ai appris et découvert dans la Parole des choses que je savais déjà au fond de moi inconsciemment. J'avais le désir de passer par les eaux du baptême et ma maman spirituelle me conduisait pour m'y préparer durant les absences de mon mari en semaine. Puis un dimanche de décembre 1985, mon mari était là mais je savais qu'un pasteur était venu d'Afrique pour prêcher et j'avais vraiment le désir de le rencontrer. Mon mari n'était pas vraiment d'accord mais je suis partie tout de même, en me disant que le Seigneur prendrait soin de ma famille si je partais à l'église. Après les louanges et l'office, il a demandé à ceux qui voulaient que l'on prie pour eux de s'approcher. Je n'avais plus qu'une seule béquille mais je boîtais encore pas mal et je souffrais à cause d'une broche et d'une plaque vissée dans le tibia et le péroné.

Le pasteur a prié pour moi et il m'a imposé les mains. J'ai sentis comme une douce chaleur m'envahir. J'ai hésité à le faire mais je me suis mise à marcher sans boîter et même ensuite à courir presque devant l'estrade. Cela a été mon premier miracle, pour la gloire de Dieu. Le 8 décembre 1985, j'ai été guérie de ma cheville et j'ai été baptisée en février 1986. J'ai donné à Jésus ma vie pour le suivre toujours et malgré mes faiblesses et mes chutes il me relève toujours : Jésus est Fidèle. En fin d'année 1986, le chirurgien m'a retiré une plaque et une vis qui ne servaient plus à rien et je l'ai senti troublé. Alors je lui ai envoyé une lettre pour lui expliquer que le Seigneur avait guidé ses mains et que j'étais définitivement guérie. Ma lettre est restée sans réponse mais j'avais témoigné de Jésus.

J'ai définitivement pardonné à ceux qui m'ont violentée et à mon mari pour ces années de souffrances dans l'alcool. Il ne boit plus car il est devenu musulman pratiquant à fond depuis 1989. Mais il n'accepte pas encore que je sois en Christ, il me fait des reproches lorsque je vais dans des groupes de prières les après-midi. Je ne vais pas à l'église le dimanche afin de ne pas provoquer, mais je me fortifie avec les témoignages et les édifications sur le net avec des sœurs et frères en Christ qui veulent bien partager la parole de Dieu avec moi. Je prie pour ma famille qui sont la plupart athée, musulmans, je suis la seule en Christ. Je vis dans un immeuble de la banlieue Lyonnaise, quelques voisins sont hostiles aux chrétiens alors j'essaie de ne pas trop me faire remarquer, car au début j'ai eu des menaces de mort dans ma boîte à lettre. Je suis sous la protection de Jésus et je ne crains rien. Jésus a guéri mes blessures après les deuils de mes frères, il a retiré toute haine de mon cœur.

Je sais aussi que Jésus a donné sa vie sur la croix pour chacun de nous tous et qu'il va éclairer le cœur de tous ceux qui sont dans les ténèbres et qui le recherchent avec sincérité. J'ai eu un cheminement un peu aléatoire, de 1970 à 1986, à la recherche de la vérité. Mais je sais à présent que les plans de Dieu ne sont pas les nôtres et qu'il n'a pas les mêmes calculs que nous et heureusement ! Le Seigneur m'a montré à travers cet accident que j'étais dans l'erreur et aujourd'hui je le remercie encore. Car à travers toutes mes souffrances, il est présent et fidèle quoi qu'il arrive. Je m'humilie tous les jours devant Lui car je veux mourir en Lui pour ne m'occuper que de son Royaume à venir pendant qu'il est encore temps : "amassez-vous dans le ciel, des trésors que ne peuvent ronger ni la rouille ni les vers", Matthieu 6:20. Gloire à notre Seigneur si aimant d'un amour qui dépasse toute intelligence humaine.

Malika

69 commentaires
  • arcenciel77

    Soit bénie Malika.Merci pour ton témoignage très édifiant, qui m'a touché au plus profond de mon être.Jesus à toujours été là pour te tendre la main AMEN.CONTINUE MA SOEUR A LOUER LE SEIGNEUR.SOIT BENIE .Ton Amie yvette
  • alilou06

    dieu te bénisse ma sœur je suis moi même algérien et jais aussi donner mon cœur aux seigneur jésus et je ne le regrette pas du tout malgré la séparation de mon épouse que j'aime et qui ma quitter aussi pour ma foi en jésus christ il me soutien jour aprait jour il et fidèle en son amour garde courage christ et plusse que vainqueur que dieu te bénisse ma sœur ton frère ali
  • FB.jennifer.sylaire

    Dieu est merveilleux. Au milieu de la tourmente de nos vies au moment tout nous semble désespéré il sait agir afin de nous épargner. Merci pour ton témoignage Malika et que Dieu te bénisse!
  • repechee

    Merci bcp.QDTB.
  • repechee

    Bonsoir Ingve David voulez vous être mon amie ? QSVB. Malika.
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