Voici une affirmation péremptoire qui demande réflexion. On est en droit de s'interroger sur sa validité en toutes circonstances. Certes, il est des cas où elle s'applique sans problème. Depuis pas mal de temps, nous commencions à avoir honte de notre salon. Le poêle-cheminée qui, parfois, s'emballait en hiver et chauffait outrageusement, avait provoqué le décollement d'une grande partie du papier peint, qui, par endroits, ne tenait plus que par des punaises. De plus, sa couleur était un tantinet défraîchie !
Bref, je me suis mis au travail, ce qui, je vous prie de croire, ne fut pas de tout repos pour un jeune de bientôt soixante-dix-huit ans comme moi ! J'ai pu expérimenter le bien-fondé de l'affirmation de l'Ecclésiaste, car j'ai nettement préféré la fin du mois d'août à son commencement !
Cependant, pour la plupart de nos concitoyens qui ne connaissent pas le Seigneur, cette affirmation ne peut pas s'appliquer à la vie terrestre. Comment, en effet, affirmer : "Mieux vaut la fin de la vie que son commencement" ? La mort serait-elle préférable à la naissance ?
Après avoir mûrement réfléchi à cette grave question, et je vous rassure, sans le moindre esprit morbide, je suis arrivé à la conclusion que cette troublante affirmation reste vraie pour le chrétien authentique. Ce qui l'attend au-delà du tombeau est infiniment meilleur que la vie terrestre. C'était également l'avis de l'apôtre Paul : "Christ est ma vie, et la mort m'est un gain. Mais s'il est utile pour mon œuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire ce que je dois préférer. Je suis pressé des deux côtés : j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur…" (Philippiens 1.21-23)
Même si la mort implique la séparation, le déchirement, le deuil, les larmes, elle n'est plus, comme le disait un de nos anciens cantiques, qu'un chemin vers la gloire. C'est là une merveilleuse assurance que nous avons en Jésus-Christ !
Une prière pour aujourd'hui
Seigneur, je veux te demander en cet instant de me faire comprendre cette profonde vérité, et de chasser de mon cœur toute crainte de la mort. Aide-moi à dire, comme David : "Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi". Au nom de Jésus, amen.

















































