Il est le Dieu de mon quotidien

Il est le Dieu de mon quotidien

J’avais tout juste douze ans lorsque mes parents se sont séparés. Habitant avec ma mère je l’ai vu durant mon adolescence faire face aux défis de la vie. Ma mère travaillait comme ouvrière dans une usine de textile. Sa rémunération était faible puisqu’elle gagnait le minimum légal. Elle n’avait pas d’autre choix que de compter sur la grâce quotidienne du Seigneur. A cette époque je ne mesurais pas les difficultés financières de la vie, j’avais l’insouciance d’un ado. Maintenant que je suis père de famille et que je dois faire face aux factures et aux imprévus je me rends compte de la fidélité de Dieu durant toutes ces années. Je me souviens que ma mère me disait toujours : -Moi, je vis au jour le jour ! Et c’était vrai, chaque jour que Dieu faisait il pourvoyait à nos besoins. Parfois, il y avait des imprévus importants, par exemple la réparation de telle ou telle chose, et l’argent n’était pas sur le compte, et cependant Dieu intervenait toujours. Comme le dit Jésus dans Matthieu 6.34 : « A chaque jour suffit sa peine ».

Lorsque je suis parti étudier au Canada avec mon épouse et ma fille nous avions très peu d’argent, à peine trois milles euros. Au bout de trois mois après avoir payé tout ce que nous devions payer, nous n’avions plus d’argent. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je suis rentré dans ma chambre et j’ai crié à Dieu en lui demandant son secours et sa grâce. Dans les jours suivants, nous avons reçu l’argent nécessaire pour le mois en cours, ensuite, mois après mois, Dieu veillait sur nous afin que nous ne manquions de rien.

Dans le désert, les enfants d’Israël ramassaient la manne jour après jour. Chaque jour Dieu prenait soin de son peuple.

Est-ce que vous savez que Dieu n’est pas uniquement votre sauveur, il est aussi le Seigneur de votre vie, le Seigneur de votre quotidien. Il faut apprendre à laisser Dieu conduire votre vie en marchant à sa suite.

Un commandant de bord

Luc 5 :

1 Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu,

2 il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets.

3 Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule.

4 Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher.

5 Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ta parole, je jetterai le filet.

6 L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait.

7 Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient.

8 Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit: Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.

9 Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite.

10 Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon: Ne crains point; désormais tu seras pêcheur d’hommes.

Plantons le décor. Le jour se lève sur la plage de la mer de Galilée (Lac de Génésareth). Les habitants des alentours se pressent pour acheter le poisson fraîchement péché. Pêcheurs et acheteurs se côtoient sur la rive. Puis la nouvelle arrive, la pêche a été catastrophique, rien n’a été pris. C’est alors que Jésus arrive, les gens le reconnaissent tant sa renommée est répandue dans toutes les localités environnantes. Celui qui guérit les malades, chasse les démons, proclame la libération est là. La foule se presse autour de lui pour entendre la parole de Dieu. Pour enseigner plus aisément (la foule le presse) Jésus va monter sur la barque de Simon le pécheur et s’éloigne un peu de la plage. Il s’assoit et commence à enseigner la foule qui reste debout (comme c’était l’usage à l’époque. contrairement à aujourd’hui les auditeurs restaient debout et l’enseignant était assis). Et c’est là, depuis la barque d’un simple pécheur, que Jésus va enseigner le peuple. Une fois terminé, il demande à Pierre de retourner au large pour pêcher. Pierre reste perplexe mais non incrédule et obéit au Seigneur qui va prendre le commandement du bateau. C’est alors qu’une pêche miraculeuse se produit à tel point que l’on appelle l’autre barque pour ramasser tout le poisson pris dans le filet. C’est l’excitation la plus totale les barques s’enfoncent dans la mer. Incroyable alors qu’ils étaient bredouilles quelques minutes plus tôt maintenant le filet est plein à craquer. Pierre reconnaissant la grandeur de Jésus se jette à ses pieds. Le bateau regagne la rive et la foule voit le miracle, les barques sont pleines. Jésus n’est pas un beau parleur mais au-delà de son enseignement, sa puissance est démontrée par ses actes.

Pour Simon Pierre, Jésus n’est pas un inconnu. Simon n’est pas encore un disciple, il le deviendra suite à cet épisode. Cependant Simon à déjà vu Jésus à l’œuvre car il a guéri sa belle mère (Luc 4.38-39). C’est pourquoi il connaît sa puissance.

Pierre a raison d’obéir à Jésus car cette obéissance va avoir pour conséquence un miracle. Malgré la nuit à pécher sans rien prendre, sur l’ordre de Jésus dans le même lac, la pêche devient miraculeuse. Quand Jésus devient le Maître de notre barque, ce qui semblait infructueux devient fructueux. C’est le même lac, la même barque, les mêmes pêcheurs, le même filet et pourtant tout change. Quel est l’élément (en plus ou en moins) qui a provoqué cela ? La réponse c’est la présence de Jésus et l’obéissance à sa parole.

Simon a dû être interpellé par le fait que Jésus prenne soin de ses besoins journaliers. La réputation de Jésus s’est établie lorsqu’il guérissait les malades, délivrait les captifs mais en ce qui concerne le domaine professionnel et matériel c’est la première fois que l’on trouve dans l’évangile de Luc une intervention de Jésus. Jésus ne veut pas uniquement nous pardonner, nous délivrer et nous guérir mais il veut être notre aide quotidienne pour toutes les choses de la vie.

Imaginez avec moi la scène au moment où les barques rentrent de la pêche pleine à ras bord. La foule a dû s’exclamer de stupéfaction. Pouvez-vous entendre la clameur de ces hommes et femmes ? Je suis toujours dans l’émerveillement lorsque j’entends des témoignages de ce que Dieu fait dans les vies d’une manière quotidienne. Jésus n’est pas uniquement le Dieu du Salut mais il est aussi le Dieu du quotidien. Apprenons à prier comme il nous l’a demandé : -Donne nous aujourd’hui notre pain quotidien.

Parfois nous n’osons pas demander à Dieu qu’il bénisse notre travail, nos revenus mais c’est spirituel de le faire. Ce qui n’est pas bon c’est de s’inquiéter pour les choses matérielles mais la Parole de Dieu nous apprend à demander pour recevoir. Certains doivent se dirent comme Pierre, Dieu a déjà bien à faire avec les perdus, les malades, les captifs… Il est surtout venu pour eux mais pas pour mes besoins matériels. Jésus a montré à Pierre qu’il est autant venu pour guérir sa belle mère que pour bénir ses affaires personnelles.

Demandons à Dieu qu’il bénisse notre vie car Dieu désire nous combler de ses bienfaits. Ecoutez la prière de Jaebets dans 1 Chroniques 4.9-10 :

Jaebets était plus considéré que ses frères; sa mère lui donna le nom de Jaebets, en disant: C’est parce que je l’ai enfanté avec douleur. Jaebets invoqua le Dieu d’Israël, en disant: Si tu me bénis et que tu étendes mes limites, si ta main est avec moi, et si tu me préserves du malheur, en sorte que je ne sois pas dans la souffrance!… Et Dieu accorda ce qu’il avait demandé.

Laissons le Seigneur guider la barque de notre vie en lui remettant d’une manière quotidienne nos besoins (Donne nous aujourd’hui notre pain quotidien). Et apprenons à lui obéir même si cela peut sembler bizarre. Jésus n’est pas uniquement notre sauveur mais également le Seigneur de notre vie. C’est pourquoi l’obéissance à Jésus provoque des miracles dans notre quotidien.

Quelques mois après mon mariage mon épouse et moi traversions un temps difficile financièrement. J’avais prévu d’aller voir le banquier mercredi pour demander un découvert autorisé de trois mille francs pour faire face aux diverses factures. Nous étions mardi et dans mon temps de prière Dieu me parla. Il me dit : -Va dans ta chambre et jette l’ampli. Pour que vous puissiez bien comprendre, cet ampli je l’avais volé dans les années où je ne connaissais pas Dieu. J’étais jeune converti et je ne m’en étais pas débarrassé. Lorsque Dieu me parla, j’ai d’abord refusé, et mon principal argument était de dire : -Pourquoi le jeter je vais le vendre trois mille francs comme cela je fais d’une pierre deux coups. Je me débarrasse de l’ampli et je couvre mes dépenses. Mais Dieu insista et je finis par lui obéir. Le soir même à l’église nous avions une réunion, suite à celle-ci un couple d’anciens vint me voir pour me donner une enveloppe. Une fois arrivée à la maison avec mon épouse nous l’avons ouverts, et devinez ? Il y avait à l’intérieur les trois mille francs dont nous avions besoin. Oui je vous le répète il est le Dieu de notre quotidien.

Faisons lui confiance, obéissons à sa voix et marchons à sa suite car il est notre mentor.

Un mentor

11 Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent.

Pouvez-vous, vous mettre dans la peau de Simon-Pierre en train d’expliquer à sa femme ce qui s’est passé et pourquoi il va changer de travail ?

Il rentre chez lui et sa femme lui demande : -Alors chéri la pêche a été bonne aujourd’hui ?

Simon-Pierre : –Ah oui la meilleure de toute ma vie.

Sa femme : -Super on va bientôt pouvoir s’acheter le dernier canapé à la mode !

Simon-Pierre : -Et bien vois-tu il faut que je t’annonce quelque chose, j’ai décidé de changer de métier.

Sa femme : -Ah oui tu as eu une meilleur proposition et trouvé quelque chose de plus rémunérateur, tu laisses tomber la pêche ?

Simon-Pierre : -Pas tout à fait, j’ai décidé de laisser mon travail afin de devenir pêcheur d’hommes en suivant Jésus.

Sa femme : -Ah c’est super, je connais ce Jésus il a guéri ma mère il y a quelques jours. Mais au fait dit moi comment allons nous vivre ?

Simon-Pierre : Par la foi.

Pour la réponse de sa femme je vous laisse à votre imagination.

Ce que nous sommes aujourd’hui en grande partie a été déterminé par nos choix du passé. Simon-Pierre est devant une alternative et il décide de laisser son confort pour suivre Jésus. La vie est une question de choix. Ces choix ne sont pas faciles surtout quand il est question de tout laisser, activité professionnelle, sécurité, confort… mais suivre Jésus est la meilleure chose qu’il puisse arrivé à une personne. Dieu ne nous demandera pas forcément de laisser notre travail ou notre maison. Choisissons, quel que soit notre appel, de le suivre et apprenons à laisser ce qui a besoin d’être laissé.

Ne laissons pas l’incrédulité, la peur et l’angoisse dicter notre vie car ces choses ce sont les païens qui s’en occupent. La bible nous dit que nul ne peut servir deux maîtres. Dans le contexte il nous est parlé du domaine financier, Dieu ou Mammon qui est le Dieu de l’argent. Il faut apprendre à suivre les directives de Dieu car lui seul connaît notre avenir, il est omniscient.

Du temps d’Elie le prophète Dieu a envoyé Elie vers une veuve dans le pays de Sidon, cette femme vivait dans un lieu de sécheresse. Lisons ensemble son histoire. 1 Rois 17 :

9 Lève-toi, va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j’y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir.

10 Il se leva, et il alla à Sarepta. Comme il arrivait à l’entrée de la ville, voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois. Il l’appela, et dit: Va me chercher, je te prie, un peu d’eau dans un vase, afin que je boive.

11 Et elle alla en chercher. Il l’appela de nouveau, et dit: Apporte-moi, je te prie, un morceau de pain dans ta main.

12 Et elle répondit: L’Eternel, ton Dieu, est vivant! Je n’ai rien de cuit, je n’ai qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche. Et voici, je ramasse deux morceaux de bois, puis je rentrerai et je préparerai cela pour moi et pour mon fils; nous mangerons, après quoi nous mourrons.

13 Elie lui dit: Ne crains point, rentre, fais comme tu as dit. Seulement, prépare-moi d’abord avec cela un petit gâteau, et tu me l’apporteras; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils.

14 Car ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël: La farine qui est dans le pot ne manquera point et l’huile qui est dans la cruche ne diminuera point, jusqu’au jour où l’Eternel fera tomber de la pluie sur la face du sol.

15 Elle alla, et elle fit selon la parole d’Elie. Et pendant longtemps elle eut de quoi manger, elle et sa famille, aussi bien qu’Elie.

16 La farine qui était dans le pot ne manqua point, et l’huile qui était dans la cruche ne diminua point, selon la parole que l’Eternel avait prononcée par Elie.

Si nous considérons l’histoire de cette femme nous voyons qu’elle est entourée par des impossibilités. Le dieu de son pays est Baal, elle est sur le territoire de Jézabel qui est la fille du roi de Sidon, elle est veuve, elle a un enfant à charge, et son pays est dans une crise économique sans précédent suite à la sécheresse qui sévit. Qui aimerait être à sa place ? Pourtant cette femme va suivre la parole de l’Eternel qui lui est adressé et connaître une bénédiction quotidienne. Imaginez cette femme en train de pétrir sa pâte, l’œil posé sur son enfant qui subit la malnutrition. Mille et une question doivent se bousculer dans sa tête, est-ce que je suis la directive de Dieu ou est-ce que je garde toute la nourriture pour mon enfant et moi. Elle est face à un dilemme. Mais la bible nous dit : -Elle alla, et elle fit selon la parole d’Elie. Suite à sa foi, écoutez ce que la bible déclare dans le verset 16 :

La farine qui était dans le pot ne manqua point, et l’huile qui était dans la cruche ne diminua point, selon la parole que l’Eternel avait prononcée par Elie.

Comprenez ceci : Dieu n’a pas envoyé un semi-remorque avec des centaines de pots de farine et d’huile. Cependant d’une manière quotidienne le Dieu d’Elie est devenu pour cette veuve le Dieu du quotidien et chaque jour elle faisait confiance à Dieu. Oui à chaque jour suffit sa peine. Souvenez-vous dans le désert la manne tombait jour après jour. Le peuple d’Israël ne pouvait rien stocker, mais il devait compter sur la grâce quotidienne de Dieu car celui-ci pourvoyait à leurs besoins d’une manière journalière.

Conclusion

Durant l’année 2003, j’étais pasteur stagiaire dans l’église évangélique de Givors. L’Eglise ne pouvais pas me rémunérer et je recevais tous les mois le RMI qui était de 450 €. Les dimanches je pouvais prêcher dans diverses églises et durant ces sorties je vendais mes prédications sur cd. Cela me faisait un certain montant qui m’aidait à finir le mois. Puis au mois de novembre 2003 j’ai assisté à une réunion et en répondant à l’appel, Dieu me parla en ces termes : -Dorénavant tu donneras tout le bénéfice des ventes de cd à la banque alimentaire. Après quelques questions j’obéis à la voix divine. Lorsque je sortais je présentais et vendais les cd pour la banque alimentaire.

Certains doivent se dire mais comment a-t-il fait pour survivre avec son RMI ? Et bien, pour tout vous dire je n’ai pas survécu mais j’ai très bien vécu, car le Dieu du quotidien s’est occupé de ma famille (Cinq personnes). Je recevais en dons (alors que je ne disais rien) beaucoup plus que la vente de mes cd. Durant cette année nous avons pu avec mon épouse nous acheter deux voitures d’occasion (les nôtres ont été détruites lors d’accidents) et partir dix jours au Canada exercer le ministère, payer nos factures et manger à notre faim. Oui mon Dieu est le Dieu du quotidien.

Lorsque Jésus a enseigné ses disciples à prier il leur a dit de dire : Donne nous aujourd’hui notre pain quotidien.

Comme Pierre, Jaebets et la veuve de Sarepta faisons confiance à Dieu. Faisons de Jésus le commandant de bord de notre vie et obéissons à ses directives. Faites-lui connaître vos besoins.

Car Dieu est fidèle et c’est pourquoi il s’attend à ce que l’homme lui fasse confiance, Deutéronome 32.4 ; Psaume 37.5 :

Il est comme un rocher, ses oeuvres sont parfaites, tout ce qu’il fait est juste. Il est un Dieu fidèle qui ne commet pas d’injustice, c’est un Dieu juste et droit… Recommande ton sort à l’Eternel, Mets en lui ta confiance, et il agira.

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