7 Novembre 2008
La dictature du relativisme
Par Daniel Rivaud
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Y a-t-il encore une vérité aujourd’hui ? Le relativisme de plus en plus présent dans nos sociétés post-chrétiennes, y compris jusque dans l’Église, relègue les principes moraux fondamentaux au rang de dogmes dépassés voire à abattre. Ainsi, au motif que tout se vaut, la défense de la vie des enfants ne vaut plus autant qu’hier dans la conscience collective. Certes, la chose n’est pas nouvelle et de tous temps, l’homme a été capable des pires massacres. Mais la nouvelle barbarie qui se généralise actuellement n’a pu trouver une sorte de légitimité que parce que la société a accepté l’idée que rien n’est absolu. Pas même la vie humaine.
L’actualité récente illustre cette dérive : le 25 octobre dernier, une mère a tué son fils de trois ans parce qu’elle ne pouvait accepter que l’enfant ne puisse jamais marcher seul. Une semaine avant, une mère qui avait étranglé son fils handicapé a été condamnée à un an de prison avec sursis. De tels faits ne sont plus exceptionnels. La société semble, à défaut de l’accepter pleinement, tolérer le crime par « compassion ». Parfois, elle applaudit les meurtriers, pensant les consoler, sans se rendre compte de toute la portée de ce soutien, véritable négation de la victime et des victimes à venir. Déjà, en 2001, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) introduisait cette notion de tuer « par compassion » pour les malades en fin de vie, notion largement sollicitée depuis dans les drames instrumentalisés (Vincent Humbert et Chantal Sébire par exemple)

Relativiser semble, a priori, sage : on évite les conflits. Mais toujours s’impose une idée, en général la plus médiatisée. Elle s’impose parce que les médias, certains politiques ou des lobbies jouent sur les émotions. Comment ne pas autoriser les personnes qui souhaitent mourir à « bénéficier » d’une euthanasie ? Au nom de quoi ne pas autoriser les personnes homosexuelles à adopter des enfants ? Ou pourquoi ne pas autoriser la pratique des mères porteuses ? Le fruit semble bon à croquer, la science définit le Bien : ce qui est techniquement possible devient moralement juste.

On réduit l’humanité à l’individu et comme nous le rappelle la Bible dans le Livre des Juges (ch.17 v.6), chacun fait ce qui lui semble bon, c’est-à-dire plus simplement qu’il n’y a plus de principes forts. L’individualisme devient la mesure du possible… et du juste. Dès lors, toutes sortes d’exigences peuvent être formulées. Or y faire droit c’est nier la société qui en subira les conséquences : le suicide assisté, par charité, est aujourd’hui quasiment imposé à certains malades dans l’état de l’Oregon aux USA. Tout partait pourtant – officiellement - d’un « bon sentiment ».

La Bible nous donne des principes opposés au relativisme. Dans le Décalogue par exemple (Exode ch.20), le premier commandement est la garantie de la force des autres : « Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi. » Le caractère absolu de ce commandement garantit les autres, presque tous définissant notre relation à l’autre, car les principes de respect d’autrui ne sont pas relatifs, mais rattachés à l’unique transcendance divine. Il n’y a pas d’être équivalent à Dieu, les commandements qu’Il donne n’ont pas de concurrence. Ils ne peuvent être placés dans une perspective relativiste. Et tant mieux, car ils permettent la vie en société, via le respect d’autrui, que cet autrui soit le conjoint du prochain (l’adultère est situé entre le vol et le meurtre) ou les parents qu’il faut honorer dans leur vieillesse et non faire euthanasier. Et cela est valable que l’on soit croyant ou non.

Une société qui oublie Dieu peut-elle encore défendre la vie humaine à tous ses stades ? Il existe des gens de bonne volonté parmi ceux qui ne sont pas chrétiens, et il ne s’agit pas pour le chrétien de se considérer comme meilleur que les autres ; mais sous la puissance du relativisme, ce qui est juste ne finit-il pas par sembler mauvais, dérangeant au point que la vie humaine ne soit plus considérée comme infiniment digne ? Il n’y a pas de relativisme lorsque Jésus-Christ affirme ce principe qui dérange tellement aujourd’hui : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nul ne vient au Père que par moi » (Ev.de Jean 14 v.6). Il replace chacun, croyant ou non, pour nous même et la société toute entière devant un choix de vie ou de mort : « J'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. » (Deutéronome 30v.19) Choisis la vie !

Daniel RIVAUD
Délégué général
du Comité Protestant
évangélique pour la Dignité Humaine
www.cpdh.info

 
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Vos commentaires (4)

Posté le 15 Novembre 2008 à 21h27
A mon avis, le relativisme qui est l'opinion que "tout se vaut" sert surtout de légitimation à toutes les religions et courants spirituels comme autant de moyens d'accéder à Dieu, à la vérité, à la paix, la joie, l'harmonie etc. L'appel à l'unité est bon si elle se fait au pied de la croix. L'appel à la tolérance est bon s'il est motivé par le souci de ne pas couler le bébé avec l'eau du bain. Mais la réponse au relativisme c'est "Jésus est le chemin, la vérité et la vie"
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Posté le 10 Novembre 2008 à 10h27
Ou sont les relativismes de ma vie ? Nous dénonçons les pratiques du monde, c'est le monde. Rien de nouveau sous le soleil. Comme le message de ce dimanche, revenons à la croix, à l'annonce de l'évangile, au non jugement, au pardon, à la prière. A ceux qui ont faim, donnons à manger. A ceux qui souffrent, apportons du réconfort. A ceux qui sont malade, imposons leur les mains au nom de Jésus. Ne nous trompons pas de cible. Romain chapitre 7. Avez-vous déjà vu un enfant mourir lentement, très lentement ( leucémie ). Je ne connaissais pas Dieu à cette époque. Et des gens sont venu le voir et ont prié pour lui. Quelques temps après j'ai rencontré le Seigneur. Je leur ai parlé parce que moi aussi j'avais perdu une enfant. Quelques semaines après le papa, accompagné de son troisième enfant, se faisait descendre en plein J.O d'Alberville. Si on me demande mon avis sur tel ou tel sujet, je le donne. Mais mon premier message c'est la vie éternelle en Jésus par grâce. Ne jugeons pas, Prions.
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Posté le 15 Novembre 2008 à 09h56
Sujet glissant que vous annonez cette semaine ( c'est certainement pour celà qu'il y a peu de commentaires) Certainent dans l'absolu vous avez raison, Le Seigneur avez un autre plan pour l'humanité, certainement nous vivons une pérriode spécial et il faut avouer que l'humanité fout le camp ainsi que les principes chrétiens.... Mais n'avons nous pas à balayer devant notre porte, bien sûr peu d'aldultère ou d'euthasies et autres (péchés) dénoncables et visibles dans nos communautés, n'y a t'il pas des choses plus insidieuses à dénoncer et à affronter................ Qu'on se le dise sans se voiler la face
 
Posté le 8 Novembre 2008 à 17h57
"Mon peuple perit faute de connaissance" merci pour l'exhortation, chaque fois que j'ecoute les choses horribles aux infos, j'ai l'impression que je vis dans un film, que Dieu ait pitie de l'humanite.
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