Sans être particulièrement versé dans la gastronomie, Mohammed aime savoir ce qu'il a dans son assiette. Il a obtenu que la cantine de son entreprise affiche la composition des plats qui y sont servis quotidiennement. "Je n'ai pas besoin que l'on me donne des menus aux noms pompeux ; je veux juste savoir s'il y a du vin dans la sauce qui accompagne le poisson", explique cet ingénieur musulman de 49 ans, salarié d'une entreprise informatique de la région parisienne.
Avec une quinzaine de ses collègues, pratiquants comme lui, Mohammed dispose aussi d'un local aménagé en salle de prière. En toute discrétion. Car, même si la plupart des salariés sont au courant, la direction ne souhaite pas que cette initiative soit officiellement perçue comme une "discrimination positive". Pas plus qu'elle ne tient à mettre publiquement en avant cet avant-gardisme d'un nouveau genre.
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