27 Juin 2007 - Christianisme
En route vers une seule Église?
Italie  |  Source : la voix de l'Est - cyberpresse  |  Lu 979 fois  |  30 votes
D'ici 2025 ou 2050, de belles surprises pourraient surgir au sein du christianisme, car, en ce moment, de grands rapprochements sont réalisés entre les Églises orthodoxes et l'Église catholique.

Le pape Benoît XVI, depuis son accession au trône de saint Pierre, en 2005 et dans la succession du bienheureux Jean XXIII, de Paul VI et du vénérable Jean-Paul II, a dénoué plusieurs impasses avec les Églises orthodoxes.

Le samedi 16 juin 2007, le pape Benoit XVI a fait part à l'archevêque orthodoxe chypriote Chrysostomos II de son désir de voir les Églises catholique et orthodoxes se réunir après plusieurs siècles de division. On se souvient que le grand schisme de l'Orient remonte à 1054. Chrysostomos a dit qu'il demanderait une éventuelle rencontre entre Benoit XVI et le patriarche orthodoxe de Moscou, Alexis II, car c'est le grand élément diplomatique qui manque pour penser à une future unification de toutes les Églises orthodoxes et catholique.

Une seule Église?

Donc, si l'unité continue de se faire entre les deux Églises, est-ce que l'Église catholique, elle aussi, permettra dans quelques années à des hommes mariés d'accéder au sacerdoce comme c'est le cas dans les Églises orthodoxes? Est-ce qu'elle simplifiera la vie aux divorcés réengagés qui souhaitent rester en communion avec l'Église?

Le rêve d'unité entre l'orthodoxie et le catholicisme est sur la bonne voie d'être réalisé. L'heure est vraiment à l'espérance.

Il manque peu de choses pour que l'unité se fasse entre les deux Églises. Il devra y avoir des deux côtés quelques reformulations doctrinales, mais on se rendra rapidement compte que les différences ne sont pas énormes.

Je fais mienne l'opinion de Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens: "Nous avons actuellement également un problème concret. Je ne dis pas qu'il sera difficile à résoudre mais il demandera un effort énorme aussi bien de notre part que de la part des orthodoxes. Il s'agit de la manière d'exercer le primat de l'Évêque de Rome, que les orthodoxes pourraient dans un certain sens reconnaître, mais la manière dont est exercé ce primat en Occident n'est pas exactement la manière dont il a été exercé en Orient au cours du premier millénaire. Il faut par conséquent trouver une manière de l'exercer. Dans sa grandiose encyclique Ut unum sint, le pape Jean-Paul II, au n. 95, invite toutes les Églises orthodoxes, les théologiens catholiques, à réfléchir à une manière, acceptable pour eux, dont le primat pourrait être exercé, au service de l'unité et de l'amour (Déclaration du 7 mars 2006)."

Déjà, plusieurs pensent que les patriarches pourraient constituer, à la tête de la nouvelle Église, un Conseil suprême sous la présidence du pape, considéré par plusieurs Églises orthodoxes comme le grand patriarche. Si cette idée se concrétise, cela forcerait de profonds changements dans la haute direction de toutes les Églises actuelles et une nouvelle forme de leadership au sein de la future Église, fruit de l'unification. Cela pourrait aussi se traduire par encore moins d'autorité de la part des cardinaux locaux, comme ceux de Montréal et de Québec. Une histoire à suivre.

Benoit Voyer

Granby
 
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