Quelle image de soi porte votre enfant?
Par Ginette Gaasch   6 commentaires  
       
 
Comment créer chez votre enfant une bonne image de lui-même

Chacun sait à quel point l'image que nous avons de nous-mêmes est importante pour contribuer à notre bien-être et à notre équilibre. Les personnes qui ont une image positive d'elles-mêmes savent faire face aux évènements de la vie avec beaucoup plus de facilité et d'assurance. Elles savent s'accepter telles qu'elles sont, et ont plus facilement confiance en elles. Par contre, lorsque nous sommes encombrés de pensées négatives ou de complexes d'infériorité, nous doutons de nous-mêmes et ne savons pas mettre en valeur les dons qui sont les nôtres.

Qui donc est à l'origine de cette image bonne ou mauvaise que nous avons de nous-mêmes ?
Ce sont nos parents où les personnes avec qui, étant enfant, nous sommes le plus souvent en contact (frères, sœurs, copains, instituteurs, professeurs, animateurs…). C'est dans les premières années de la vie, entre zéro et huit ans, que se construit en nous notre identité. C'est donc aux parents que je m'adresse dans cet article.
Nos enfants ne sont-ils pas le don le plus précieux que Dieu nous ait donné ?
Notre désir est bien sûr de leur donner le meilleur, afin qu'ils affrontent la vie en tant qu'êtres équilibrés.
Le plus beau cadeau que nous puissions leur faire, c'est de les aider à construire une bonne image d'eux-mêmes.

Comment se forme cette image ?

Le plus souvent par ce que l'on dit de nous, ou ce que l'on ne dit pas. Egalement par le fait que l'on apprécie, ou pas, ce que l'on fait. L'enfant qui entend pendant toute son enfance " que tu es maladroit, ne touche pas ceci ou cela, tu fais tout de travers… " ne risque pas d'avoir un jour envie de bricoler. Il aura enregistré " je ne suis pas capable, je suis nul… ", et parfois cela le poursuivra toute sa vie et lui provoquera de nombreux complexes.

L'image de soi chez votre enfant va se construire par ce que vous allez penser de lui, ou croire de lui, et par ce que vous allez lui dire de lui-même. Vous savez, les enfants grandissent dans un monde hostile, dur, cruel. Les copains à l'école ne sont pas toujours tendres. Les enfants sont souvent cruels entre eux, et se dévalorisent.

Les plus forts ou les plus durs, essaient d'exister en écrasant leurs petits copains, en les humiliants parfois, ou en les ridiculisant " t'es bête, t'es nul, t'es un poltron, je cours plus vite que toi, je calcule plus vite que toi, tu comprends rien… ". Les enfants ne font pas de sentiments. Tant d'enfants grandissent dans de tels milieux où ils seront blessés, et vont apprendre eux-mêmes à blesser les autres.

Les instituteurs ou les professeurs blessent les enfants parfois, en ne relevant que ce qui est faux ou mauvais dans un devoir. Lequel d'entre nous ne se rappelle pas de telles blessures ? Elles sont parfois inscrites profondément dans notre mémoire.

Ce sont les mots les plus durs et les plus blessants qui s'inscrivent en nous, et souvent de façon inconsciente. Savez-vous que cela nous amène parfois à faire ce que l'on dit de nous ?
C'est une chose bien connue que chacun de nous agit en fonction de ce qu'il pense. Donc, ce que je pense de moi aura une grande influence sur ma conduite. Rappelons-nous toujours de cela quand nous parlons à nos enfants.

suite dans un prochain article

En partenariat avec www;famillejetaime.com
 

Poster un commentaire

 
 

Vos commentaires (6)

Trier les commentaires : par date | par vote
Posté le 21 Juin 2010 à 11h52
Merci ma sœur pour ce conseil, ce que tu dis est vraie, nous devons protéger nos enfants et les aider à avoir une bonne image d'eux-même pour un avenir meilleur. Nous parents aurons à rendre compte à Dieu de la manière dont nous éduquons nos enfants. Que Dieu nous aide à jouer pleinement notre rôle auprès de ces êtres si précieux.Sois bénie!
Posté le 18 Juin 2010 à 09h22
merci ma soeur de nous rappeler celà .Ce que vous dites est tout à fait vrai.Les blessures de l'enfance restent... quand on vous a dévalorisé ou tjs écrasé même parfois de manière insidieuse ! devenu adulte on n'a pas confiance en soi , on se rabaisse tout le temps .que LE SEIGNEUR nous aide dans notre vie et qu'Il nous aide à élever nos enfants qui sont aussi les siens .Ces petits qu'il nous a confié.Amen
Posté le 16 Juin 2010 à 23h17
Merci pour ces precieux conseils.
Posté le 16 Juin 2010 à 10h37
merci Ginette, que Dieu vous benisse .vous avez touché un point trés important que nous parent, négligeons souvent.Sagesse et onction sur vous pour contunuez à nous encourager dans ce sens.
Posté le 16 Juin 2010 à 09h09
Dans une étude Neil Anderson affirme qu’un enfant reçoit : - 10 remarques négatives pour 1 remarque positive dans une famille ‘moyenne’; - 7 remarques négatives pour 1 remarque positive à l’école. Pourtant, selon cette même étude, nous apprenons qu’il faut 4 remarques positives pour neutraliser l’effet d’1 remarque négative… Valoriser son enfant est bien…Le sermonner, aussi, est bien ! Néanmoins cette statistique ne nous encourage pas à complimenter outre mesure l’enfant tout comme elle n’infirme pas le devoir de les réprimander. Oui, il faut du COURAGE AUX PARENTS d’aujourd’hui. Toutefois si nous pouvions être dans la sensibilité enfantine… : Il faut DU COURAGE pour être ENFANT aujourd’hui ! Souvent nous ne savons donner que ce que nous avons reçu. S’il est nécessaire à l’enfant pour atteindre la SAGESSE d’écouter l’instruction de ses parents (Proverbes 4-1) aussi est- il est nécessaire aux parents d’avoir la SAGESSE de ne pas irriter leur enfant. Si chacun (parent/enfant) fait preuve d’équilibre et de patience cette dite SAGESSE, ne l’oublions pas, vaut plus qu’un héritage.(L'Ecclésiaste 7:11) Est-il indispensable de souligner que l’enfant naît enfant et qu’il apprend à fur et à mesure son rôle tandis que le parent doit connaître de suite le sien (de rôle) Effectivement ce n’est pas simple
1 personne(s) aime(nt)  
  Réponse de geogui (France)
Posté le 19 Juin 2010 à 07h56
Effectivement, ce n'est pas simple, cher ami!Il n'est pas dit qu'en tant que parents,nous ne commettrons pas des erreurs.Qui n'en commet pas? L'essentiel c'est de le reconnaître;d'entreprendre la démarche,même vis à vis de l'enfant,de rectifier.Loin de nous dévaloriser aux yeux de l'enfant,il comprendra que de son côté, il faudra aussi agir de la sorte! Tâche difficile certes,somme toute exhaltante:éprouver la satisfaction d'avoir fait d'un être fragile, un homme ou une femme capable de s'assumer plus tard!Que Dieu te bénisse mon frère!