L'apôtre Paul contre Ronaldo

Mon intérêt footbalistique s’éveille en général quand la France joue la 1/8 de finale de la coupe du monde, c’est-à-dire pas très souvent ! Il y a quatre ans, quand la France s’est faite éliminée au premier tour, je n’ai même pas vu un seul match. Tout ce dont je me souviens, ce sont les images du retour bredouille à l’aéroport et ces visages dépités. Des milliers ou des millions avaient mis leur espoir en quelques joueurs de football et ils ont été déçus. Ce fut jour de deuil en France lorsque les bleus ont été éliminés aussi rapidement. Il y a 8 ans, après la victoire contre le Brésil 3-0, c’était pourtant le jour le plus heureux que la France ait connu. Ton voisin qui se plaignait toujours du bruit venait t’embrasser. Ton pire ennemi qui ne te parlait plus depuis 2 ans venait te dire qu’il t’aimait et qu’il regrettait d’avoir empoisonné ton chien. Les histoires de famille disparaissait, les gens oubliaient leurs problèmes… C’était l’euphorie générale. Je ne sais pas au bout de combien de temps les gens ont retrouvé leurs esprits et ont recommencé à être désagréables les uns envers les autres. Car malheureusement, il faut bien constater que le soufflet de la victoire a fini par retomber. Quel est ce bonheur ? Quelle est cette joie qui repose sur les performances de quelques hommes ? Elle vient et elle repart, parce qu’en matière de football, une victoire est toujours temporaire…

... jusqu’à la prochaine coupe du monde.

Mais nous savons que la victoire au sujet de laquelle nous nous réjouissons, celle de Jésus, est éternelle.

Gagner la coupe, recevoir la récompense. C’est quelque chose que nous ne devons pas simplement regarder sur un fauteuil, avec des cacahuètes et du coca. Nous sommes appelés à courir vers notre but :

« Frères, je ne pense pas l'avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. » Lettre de Paul aux Philippiens 3.13-14

Un match, c’est 90 minutes, mais c’est des années d’entraînement, de sueur et de persévérance. De la même façon, nos victoires ou nos défaites ne se jouent pas à la dernière minute, au « feeling » ou à l’arrache. Elles se jouent bien avant le match ! Elles se jouent dans la préparation. Car si nous voulons assurer dans la durée, nous devons faire comme les joueurs de football :

Nous entraîner sur le terrain, qui est le terrain de la prière ! Et quand le match viendra, nous serons prêts. Nous astreindre à un régime alimentaire équilibré, qui est le pain de vie, l’enseignement de Jésus ! Car si nous négligeons cela, nous serons sans force face à l’adversaire. Suivre les conseils de l’entraîneur : c’est écouter la voix du Saint-Esprit qui nous indique la meilleure stratégie. Enfin, laisser nos peurs au vestiaire et taper dans le ballon : c’est faire le pas de foi.

L’euphorie de la victoire ne vient qu’après beaucoup de sueur. Alors courage !


Par Phil